Game Over

« Souhaitez-vous continuer la partie? »

Cette semaine, mon article était prêt à être publié, j’étais en avance donc trop-fière-de-moi et je me félicitais pour mon efficacité. Puis, ça m’a sauté en pleine face, comme le botox de Cher : j’ai réalisé que nous étions le 10 septembre et du coup, j’ai décidé d’écrire un nouvel article.

Pourquoi? Parce qu’il y a un an, jour pour jour, la bonne fille prononçait les mots « je t’aime» pour la première fois de la décennie et probablement la dernière fois…

Comme des vies à un jeu vidéo ou des souhaits accordés par un génie, la bonne fille possédait trois «je t’aime» en banque et, par conséquent, elle voulait être sûr de les utiliser avec discernement. Des «je t’aime»,  c’est comme du papier de toilette dans le désert: tu ne gaspilles pas ça à la première envie!

Avec le premier «je t’aime», elle avait tenu une relation de cinq ans, le deuxième, l’avait mené à une année de vie commune, donc ce troisième «je t’aime», devait longuement macéré avant d’être consommé. Il était encore neuf, encore dans sa boite originale et elle se demandait si LUI, méritait le privilège de le déballer.  

Après tout, c’était un «je t’aime» de collection!

Puis, elle se rappelait que trois jours auparavant LUI, avait écrit : «Je suis vraiment heureux avec toi, tu es importante et je veux ton bonheur, je suis tellement content qu’on se soit rencontré et tu sais,  je t’aime… bien.»

Et c’est là que LBF s’est souvenu du message que le coloc Dédé Fortin avait laissé sur son répondeur:

J’ai jamais dit je t’aime tout court,

j’ajoute toujours quelque chose après,

c’est comme ça qu’on voit si on est en amour,

je t’aime beaucoup ça fait moins vrai.

Malgré  la sagesse de Dédé, la bonne fille pensait ( naïvement ) que LUI, lui ouvrait une porte, lui envoyait un «message crypté», mais qu’il ne se risquait pas. Alors par galanterie, elle a osé faire le premier pas. Elle connaissait l’impact des mots qu’elle allait prononcer et s’était plus ou moins préparé à recevoir une réplique. 

-« euh ok, mais je vais te rappeler demain… »

Ne figurait malheureusement pas dans la liste des réponses envisagées. Ouin, le téléphone n’était pas non plus le moyen de communication idéal, se situant un peu avant facebook mais bien après les effraies de Poudlard.

Pourtant, elle ne voulait en rien terrifier son interlocuteur qui lui,  s’était senti de toute évidence coincé. Alors qu’elle tentait seulement un raccourci pour accéder au tableau supérieur, lui, fuyait la game.

Bon ok, elle n’avait pas bien choisi son moment pour «attaquer». Précisons tout de même, qu’elle avait nuancé son assaut avec les mots «je pense que» comme prémisse ( mes excuses à Dédé, mais LBF préférait sonner faux que trop intense ). Elle souhaitait seulement  «toucher» son ennemi -au coeur de préférence- et pourtant, c’est elle qui s’est retrouvée sur la liste des blessés.

En lançant ces mots de destruction massive, elle s’attendait certes, à une riposte, mais positive. Disons qu’un «moi aussi» aurait été fortement apprécié dans les circonstances. Un peu comme une suite logique, genre :

  • le «bienvenue» qui  suit un «merci»
  • le «svp» après une demande 
  • le «je ne suis pas sur d’avoir compris» après un  «j’ai besoin d’un break»

Ouin, un break, c’est ce que l’ennemi a réclamé la semaine suivante… 

LBF game overLBF game over continue

Notre G.I. Jane a donc battu en retraite et est allée se planquer dans une tranchée en se demandant ce qui avait échoué dans sa stratégie? Elle regrettait amèrement d’avoir été l’instigatrice de l’opération « on vide nos tripes au téléphone ». Elle aurait peut-être dû envoyer un drone? 

Qu’est-ce qui avait donné le courage à notre héroïne de dévoiler ainsi ses sentiments? Peut-être est-ce cette fois où monsieur «game over»  avait demandé à notre Tomb Raider de Rosemont:   « est-ce que tu voudrais qu’on soit un couple? »

Et là, on met la game à pause après seulement deux mois? On se demande si on veut encore continuer? Après avoir parlé de couple? Elle comprenait maintenant que tout ça, c’était une jolie embuscade.  

La bonne fille n’est pas dupe, elle sait que le bouton pause n’est jamais loin du eject! Il était trop tard, elle était tombée dans le piège. Elle avait offert son dernier voeux, sa dernière vie, l’ennemi avait gagné. 

Voilà pourquoi, je me souviendrai longtemps de ce fameux «attentat du 10 septembre 2013».  

Ce jour-là, la confiance et l’ espoir se sont effondrés, il y a eu une seule victime et la planète s’en contre-fichait. Mais depuis, certaines mesures ont changées, il parait même que dans les aéroports, les «je t’aime» sont interdits dans les avions…

Personnellement, ils devraient être interdits partout.

LBF.

LBF Tomb raider - Copie (2)Fin de la séance 10

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